« UN WEEK-END A LA RENCONTRE DES HENINOIS ET BEAUMONTOIS | Page d'accueil | TURQUIE : LE PRESIDENT ABDULLAH GUL CELEBRE LE MEURTRE DE SOLDATS FRANCAIS »
lundi, 30 juin 2008
ACCIDENT DU 3e RPIMa DE CARCASSONNE : DESINFORMATION POLITICO-MEDIATIQUE ET INTERROGATIONS

Seize personnes (ou dix-sept, selon d’autres sources), dont quinze civils, ont été blessées, dimanche, « lors d’une démonstration d’assaut » dans une caserne du 3e RPIMa de Carcassonne (Aude) lorsqu’un sergent, commando parachutiste, a tiré à munitions réelles au lieu d’exercices, lors d’une journée portes ouvertes. « Le pronostic vital est engagé pour deux des blessés, dont un enfant (âgé de trois ans), et deux autres personnes sont blessées très graves », a précisé le préfet de l’Aude, Bernard Lemaire.
Le drame s’est déroulé à 17h50 lors d’une « démonstration dynamique » du 3ème Régiment parachutiste d’infanterie de marine (RPIMa). Le Groupe de commandos parachutistes (GCP) - qui constitue l’élite du régiment - simulait une libération d’otages sur un terrain de sport. La démonstration avait déjà eu lieu cinq fois au cours de la journée, quand des rafales du fusil d’assaut FAMAS d’un sergent ont atteint la foule. Les causes exactes du drame n’étaient pas connues, dimanche soir, mais les munitions de calibre 5,56 mm utilisées n’étaient pas celles qui auraient dû l’être.
Un événement gravissime qui a tôt fait de mobiliser tout ce que l’Etat peut imaginer en matière de désinformation, déplacement du chef de l’Etat et du ministre de la Défense en plus. En effet, il est à craindre que nous soyons en présence d’un véritable détournement de l’enquête, destiné à mettre hors de cause les vrais responsables pour ne faire payer que les clampins.
Bouchons de tir à blanc ou pas ?
Selon nos informations, tous les FAMAS utilisés pour cette démonstration étaient équipés de bouchons de tirs à blanc (BTB). Les débris métalliques d’un BTB ont d’ailleurs été retrouvés hier soir sur les lieux du drame ; tout comme a été retrouvée une enveloppe plastique de conditionnement de munitions de guerre jetée près d’un parking, à l’extérieur de la caserne. Selon l’armée de Terre, il est possible de tirer des munitions réelles avec une arme équipée d’un BTB, mais le bouchon est alors détruit et l’arme peut être endommagée. La présence de BTP sur toutes les armes tendrait à indiquer qu’il s’agit bien d’un accident dû à l’usage malencontreux d’une mauvaise munition au cours de l’exercice. C’est du moins ce que le cellule communication de l’armée de Terre ne cesse de nous répéter depuis hier soir et ce que les médias aux ordres reprennent sans vérification aucune.
Le BTB est nécessaire pour qu’il fonctionne avec des cartouches à blanc et si on engage par mégarde un chargeur de cartouches réelles (guerre), les premières munitions ne peuvent pas (ou rarement) franchir ce BTB (Bouchon de tir à blanc) ; on imagine la suite des conséquences physiques pour le tireur.
Munitions israéliennes
Aussi, si le tireur se trompe la sanction est immédiate pour lui. Par ailleurs pour atteindre 18 personnes, il faut nécessairement tirer quelques rafales de trois cartouches et /ou tirer en rafales libres. Mais il est difficile de croire à une erreur possible, après cinq démonstrations (donc avec BTB et stock à blanc prévus pour la journée).
A noter que les munitions de type F3, qui ont manifestement causé le drame, sont achetées à Israël pour des raisons… budgétaires. Elles ont un gros défaut : une déviation de trajectoire au delà de 100 m qui serait due au pas de rayure du canon du FAMAS et qui ne permet pas d’obtenir une vitesse de rotation suffisante pour la stabiliser. L’ingénieur de la DGA qui a validé le choix de la munition israélienne semble avoir omis ce léger détail !
Dans la politique de défense d’aujourd’hui, politique illustrée par le triste sire qui fait office de ministre de la Défense, il fallait bien que ça arrive : la nouvelle politique de tir de l’armée de Terre laissant le tireur sans contrôle avec son arme et ses munitions (ISTC - comme dans l’US Army et dans Tsahal) devait aboutir à un accident un jour. De plus, il est connu que dans les unités dites opérationnelles, quelques munitions sont souvent mises de côté « au cas où », notamment à cause des interdictions récurrentes d’emploi des lots de munitions… En un mot, il n’est aujourd’hui pas rare de voir des « bastos » traîner partout dans les casernes et sans doute en dehors… !
Autre remarque dans cette triste et mystérieuse affaire : Pendant la deuxième partie de la séquence de tir, on avait pris soin d’aligner les tireurs, l’écran de fumée, la cible et… le public.
En somme, nous sommes à l’évidence en présence d’un amoncellement d’erreurs et de fautes, tant de la part des militaires, que des politiques : Les règles ISTC, manque certains de contrôle du personnel de sécurité (pour les sorties de munitions inadaptées), pointage de l’arme vers objectif inadapté (le public), appui sur la queue de détente vers l’objectif qu’on ne veut pas détruire. A croire que toutes les règles élémentaires ont été enfreintes par un personnel dit d’élite.
Rappels de quelques règles élémentaires de combat, manifestement enfreintes hier après-midi au 3e RPIMa :
1/ Une arme doit toujours être considérée comme chargée.
Il n’existe pas d’exception. Il convient donc d’agir en conséquence et d’adopter une attitude absolument responsable. Les accidents surviennent la plupart du temps avec des armes soi-disant vides.
2/ Ne jamais pointer ou laisser pointer le canon d’une arme sur quelque chose que l’on ne veuille pas détruire.
L’attitude inverse provoque à l’heure actuelle la majorité des accidents. Lorsque cette règle est enfreinte, la réponse habituelle à toutes remarques est de déclarer que son arme n’est pas chargée. Or toutes les armes sont toujours considérées comme chargées.
3/ Garder l’index hors de la détente, tant que les organes de visée ne sont pas sur l’objectif.
Un des réflexes innés de l’être humain est de crisper ses mains dans les situations de stress et un départ du coup involontaire peut en résulter. En outre, le temps nécessaire pour placer l’index sur la détente est plus court que celui qui consiste à obtenir le guidon net lors de la visée.
4/ Etre sûr de son objectif.
Toujours identifier l’objectif avant de tirer. Prendre garde aux conséquences en cas de ricochet, de « manqué » ou de perforation de celui-ci. Le tireur est responsable de chaque coup qu’il tire. La méthode est toujours la même : détecter, identifier, traiter.
R.M.
Merci à nos contacts dans l’armée pour les précisions techniques
SOURCE : http://nationspresse.info
16:35 Publié dans Faits divers France | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, front national, droite nationale, blog, ump, ps, pc

































Trackbacks
Voici l'URL pour faire un trackback sur cette note : http://fnvilleurbanne.hautetfort.com/trackback/1685572
Ecrire un commentaire