
PARIS (NOVOpress)
– Le fait est suffisamment rare pour qu’il soit souligné : hier soir, à 21 heures, la chaîne Arte a consacré un documentaire à l’un des nombreux crimes du communisme soviétique : « Katyn, un massacre programmé ».
Entre le 3 avril et le 13 mai 1940, environ 4 000 officiers polonais furent abattus d’une balle dans la tête dans la forêt de Katyn, près de Smolensk, non loin de la frontière biélorusse. Le charnier fut découvert par des officiers allemands en 1943. La propagande soviétique accusa d’abord les nazis d’être les auteurs du crime. En réalité, ce massacre de grande envergure, perpétré contre de plus de 25 000 Polonais, fut ordonné par Staline le 5 mars 1940 et exécuté par le NKVD (police politique de l’Union soviétique). Les autorités soviétiques ne reconnaîtront pourtant les faits que très tardivement, en 1990. Le documentaire revient également sur le martyre de tous les officiers de l’armée polonaise, mais également sur celui de nombreux militaires de réserve, agents de police et intellectuels, assassinés dans les camps d’extermination d’Union soviétique.
Malgré des faits désormais établis, on attend toujours un « tribunal de Nuremberg » pour juger les crimes contre l’humanité du communisme et de ses complices. Un tribunal qui n’est pas prêt de voir le jour sous l’égide de l’Union européenne : en mars 2005, Zbigniew Zaleski, député polonais au Parlement européen a demandé au socialiste espagnol Josep Borrell, alors Président de ce même parlement, que l’assemblée observe une minute de silence en l’honneur des victimes de Katyn. La requête lui a été refusée au motif qu’« il n’est pas possible de consacrer des minutes de silence à tous les événements tragiques du passé, pour lesquels des demandes affluent». Pour certains, tous les « devoirs de mémoire » n’ont, visiblement, pas la même importance…
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