Initiative intéressante en l’Italie: il est en effet question de relever les empreintes digitales de tous les enfants d’origine tsigane.
Evidemment, les tenants de la xénophilie, fidèles au principe cosmopolite de “préférence du lointain plutôt que du prochain” hurlent contre cette orientation.
Cette mesure fait partie du recensement désormais obligatoire des nomades qui se déroule, dans tout le pays, jusqu’au 15 octobre. Chaque Rom sera identifié de manière complète avec photographie signalétique et empreintes digitales. L’Italie compte 150 000 nomades, pour moitié de nationalité italienne. Les autres proviennent, en majeure partie, des Balkans et de Roumanie. Un grand nombre s’entasse dans 700 campements sauvages, surtout dans le Nord.
«Pas de moralisme hypocrite. C’est le seul moyen de réduire les délits commis par ces enfants», affirme le ministre de l’Intérieur, Roberto Maroni, l’un des dirigeants de la Ligue du Nord. «Ce recensement a pour but de les soustraire à l’exploitation dont ils sont victimes de la part des adultes», confirme le chef de la diplomatie, Franco Frattini (Forza Italia).
Méfiante, la Ligue du Nord maintient la pression sur le dossier sécurité. Elle veut durcir les peines contre les cambrioleurs, imposer un test de langue italienne et demander un certificat de baptême aux immigrés demandeurs de permis de séjour et bannir la construction de nouvelles mosquées. Elle se fait fort aussi d’organiser des référendums dans toute ville où l’on parle d’installer un campement nomade. «On verra bien combien sont prêts à les accepter», dit Maroni.
SOURCE : ALTERMEDIA FRANCE






































